Le salariat est indispensable: Toutes les entreprises ont besoin de salariés, et surtout les plus grandes. Celles-ci développent en effet des modes d’organisation très spécifiques et forment (ou déforment ?) leurs troupes en conséquence.
Le salariat ne fait plus recette: les carrières sont courtes, stressantes, peu rémunérées et se terminent mal: chômage et pauvreté. Les plus anciens se font piéger par un système qui se renie, les plus jeunes ont compris.
Le salariat est en voie de disparition: Entreprises sans usines,contrat de projet,intérim généralisé, tout est bon pour jeter aux orties le contrat de travail qui se distingue du contrat commercial.
Les (gros) employeurs d’aujourd’hui n’y voient que des avantages: le salarié est enfin une variable d’ajustement parmi d’autres! Les petits sont plus prudents, ils vivent et travaillent avec leurs salariés, associés à la vie de l’entreprise même s’ils ne participent pas au capital. N’importe quel artisan sait qu’il a intérêt à s’entendre avec son ou ses compagnons salariés, surtout s’ils sont sérieux et travailleurs. S’il les maltraite ils vont le quitter et devenir ses concurrents!
Moins de salariés, ce serait donc plus de concurrents! C’est inévitable, et les entrepreneurs dynastiques, barons et autres bénéficiaires de situations acquises et assises vont s’en rendre compte.
Les gagnants de demain se recruteront chez les morts de faim plutôt que chez les repus. La roue tourne.
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