Rappelons ce qu’est une SCOP ” Société coopérative de production “: C’est une entreprise collective dont les associés sont majoritairement salariés.
Une société classique donne le pouvoir au capital selon la formule: 1 action = 1 voix, le pouvoir est proportionnel au capital détenu, donc au risque pris par le détenteur.
Une SCOP donne le pouvoir à l’Homme sur le capital selon la formule 1 salarié = 1 voix, quelque soit la part de capital détenue.
La conséquence en est que la propriété de l’entreprise est collective, inaliénable, impartageable et solidaire.
C’est drôlement humaniste, bon pour l’emploi, mais très contraignant et pas seulement quand il s’agit de décider des choses désagréables ou risquées. Il est en particulier très difficile d’augmenter son capital.
Rien de surprenant: la SCOP est une forme d’organisation non capitaliste avec forcément des inconvénients dans un monde capitaliste globalisé qui a rallié jusqu’au communistes chinois.
Alors, à m3E, nous pensons que les SCOPs, c’est très bien et qu’il est utile de s’en inspirer. Nous pensons aussi que ce n’est pas le modèle ultime sinon il aurait déjà remplacé tous les autres.
Le modèle capitaliste est très présent mais très imparfait et ses dérives spéculatives sont hautement toxiques.
Finalement, promouvoir une entreprise humaniste, c’est chercher une voie entre le capitalisme égoïste et une propriété collective impossible à généraliser.
Pour m3E, l’idéal humaniste est une quête, et il s’agit d’expérimenter pour progresser. L’exemple vient d’en haut d’ailleurs, nos gouvernants ne cessent de proposer de nouvelles formules de micro entreprises aux chômeurs.
Et si on voyait un peu plus grand ?
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