Le 18 octobre, dans son émission CAPITAL, M6 présentait un reportage fort intéressant.
« Acceptez-vous de baisser votre salaire pour garder votre emploi ? »
C’est ce que proposaient à leurs salariés plusieurs entreprises dans ce reportage.
Certaines entreprises sont des filiales de grands groupes et d’autres des PME. Toutes en situation de baisse d’activité provoquée par la crise.
Dans la plupart des cas la majorité des salariés ont acceptés une baisse de leur rémunération pour garder leur emploi. Mais d’autres expliquaient qu’ils ne pouvaient accepter une baisse de leurs revenus au vu des remboursements de prêts qu’ils avaient à faire.
Cette situation est tout à fait nouvelle. Il y a 2 ans une telle proposition aurait été refusée par presque tous les salariés.
Que s’est-il passé depuis ?
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En lisant Le Point du 18 octobre nous apprenons qu’en Espagne et aux USA certaines personnes ont bien de la chance.
« José Ignacio Goirigolzarri, 55 ans, quitte ses fonctions de conseiller délégué de la banque BBVA, deuxième banque espagnole, avec un large sourire ; il touchera 3 millions d’euros par an jusqu’à ses 70 ans. Il est loin d’être le seul à profiter des largesses de la haute finance. Les quatre principaux établissements de crédit du pays (Santander, BBVA, Banesto et Banco popular) se sont déjà engagés à verser des préretraites avantageuses à seize dirigeants, soit au total la bagatelle de 416 millions d’euros. Le mieux loti est le vice-président de Santander, Alfredo Saenz, dont le coût de la retraite dépassera 80 millions d’euros … »
«Bank of America fait l’objet d’une enquête de l’Autorité des marchés financiers américaine pour avoir laissé sa filiale Merrill Lynch verser 3,6 milliards de dollards de bonus à ses employés alors que la banque s’apprêtait à annoncer plus de 15 milliards de dollards de pertes trimestrielles »
Comment de telles aberrations sont-elles possibles ?
« Question posée par la reine d’Angleterre, qui derrière son apparente innocence, cache un reproche implicite. Si les économistes n’ont pas prévu la crise, la science économique est une fausse science, incapable de prévoir l’avenir et inutile »
Voila ce que nous lisons dans Le Monde du 10 octobre, avec la réponse suivante :
« Des économistes universitaires, comme Nouriel Roubini, ou de marché, comme le gérant de fonds Paulson, l’avaient prévue »
Alors pourquoi cette crise a-t-elle surpris le monde entier ?
Pourquoi n’a-t-on pas écouté ceux qui prévoyaient la crise ?
En lisant la presse. Le Monde du 27/09/2009 page 10.
« Les fonds de pensions, les fonds d’investissement et les fonds d’arbitrage (hedge funds) ont pris le pouvoir au sein des multinationales. Avec un mot d’ordre : produire toujours plus de dividende ».
« Le capitalisme est présenté (par les monétaristes dont Milton Friedman est le chef de file) comme miraculeux, même s’il est instable et violent. Il est tellement efficace que tout le monde peut en profiter, à condition d’avoir le carburant et le carburant c’est le profit »
Le Monde du 26/09/2009.
« Course à la rentabilité, concurrence acharnée : Pourquoi les salariés se suicident au travail. »
Ce titre en première page pour des articles concernant les suicides chez France Télécom.
Mon point de vue
Pour moi le capitalisme n’est ni miraculeux ni malade.
Il reste cohérent avec son objectif prioritaire qui est de rentabiliser au maximum le capital investi…
En lisant la presse nous constatons que les journalistes dénoncent de plus en plus souvent les méfaits du capitalisme financier.
Le Point du 24/09/2009. Le titre de l’éditorial de Claude Imbert est : « Au chevet du capitalisme »
Il écrit, « Ces temps-ci, malgré le capitalisme financier qui défaille, nulle velléité alternative !
Le communisme qui fit rêver puis végéter le tiers de la planète n’est plus de saison. Le capitalisme-monde est alité, mais universel.
En Europe, on affiche la volonté-ou le rêve-non de le quitter, mais de le refonder. D’en accepter la fatalité et les atouts, mais d’en réfréner aussi les emballements qui le firent tourner fou. Faut-il alors faire confiance à sa nature flexible ou lui serrer la bride ? »
Pour moi le capitalisme n’est pas malade.
En lisant la presse. Le Point du 17/09/2009. Claude Imbert écrit dans son éditorial :
« Voyez les leçons du désastre financier, et la défaillance morale et technique d’un capitalisme écervelé, dératé, emballé. L’admirable, c’est qu’aucun des Etats de la planète ne veuille pour autant renoncer à un système qui, certes, sorti de la détresse le gros de l’humanité. Comment alors civiliser le système ? »
Pour moi le capitalisme n’est pas écervelé, ni dératé, ni emballé.
Ce sont des hommes cupides et irresponsables qui en jouant avec le feu ont mis le feu à la maison…