Consulter le personnel coûte cher (temps) et jamais plus de 50 % de l’effectif prend la peine de s’exprimer. Je préside le Comité d’Entreprise de notre société depuis plus de 15 ans et les élections des délégués du personnel ou du CE ne drainent pas les foules. Les groupes de travail ou de réflexion consomment beaucoup de temps et risquent d’empiéter sur les prérogatives des délégués du personnel, du CE ou du CHSCT. Même quand on prend la peine de faire participer, d’expliquer, d’évangéliser, on s’aperçoit très vite des limites de l’exercice : la majeure partie des salariés actionnaires a une faible capacité de proposition : manque de compréhension, manque de compétence, d’intérêt ( ?), d’audace pour affirmer ses convictions, ou bien ont une confiance aveugle dans les dirigeants ? Je ne sais pas mais je constate.
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Le titre de ton livre est beau, optimiste, volontaire mais il comporte un postulat à mon sens impossible : résultat garanti. Un résultat (d’une action, d’une entreprise) est par essence aléatoire. Il ne peut être garanti. Prétendre le contraire ne peut être le fait que d’une imposture (mais je sais bien que ce n’est pas le cas), d’un optimisme un peu naïf, ou d’une très forte conviction personnelle, résistant aux dures réalités de la vie (c’est je pense dans ce contexte qu’il faut situer ton analyse).
Jean-Paul,
Tout ce que tu énumères me paraît vraiment criant de vérité, cohérent et séduisant … et tes « petites » piques (liées à une certaine aigreur ?) ajoutent du piment à ton propos .
Mais, pour moi, tes idées me semblent un peu surréalistes (n’est-ce pas la lutte du pot de terre contre le pot de fer ?) .
Néanmoins je t’encourage à continuer d’avancer dans ta démarche … que je soutiendrai dans la mesure de mes possibilités .
Michel
Encore un autre sujet de réflexion : Danger ?
“Pour maîtriser leur masse salariale, certaines entreprises ont vu dans le statut d’auto-entrepreneur un bon moyen de bénéficier de collaborateurs sans supporter les coûts et les risques d’un contrat de travail : elles n’ont plus à s’acquitter des charges sociales et jouissent d’une totale flexibilité.”
http://eco.rue89.com/print/128962
Lu ce paragraphe :
La Scop est un modèle de gouvernance transparente et originale : les salariés participent véritablement à la décision, sont au courant du contexte dans lequel l’entreprise évolue et les dirigeants ne font que les représenter.
http://www.rue89.com/print/126340
Salut J Paul
J’ai visionné ta vidéo. Tu es égal à toi même. Juste une remarque, je te trouve utopique comme je te le disais dans mon mail précédent, mais il faut de l’utopie pour faire avancer les choses.
Tu te souviens de notre prise de parts sociales dans le groupement de producteurs de pomme de terre « Cuma PDT 2000 », nous y avons cru très fort mais quelle désillusion. Les.23 producteurs engagés à cultiver une certaine surface en PDT et qui devaient réaliser des investissements importants (y compris dans un robot de tri car la CUMA voulait maitriser la filière du plant de PDT du départ jusqu’au super marché) n’ont rien gagnés. Aucun retour sur investissement. Nous n’avons pas eu de meilleur résultat avec la coopérative que si nous avions vendu les mêmes PDT à un intermédiaire privé, aucune marge supplémentaire.
« Un autre monde ? Chiche ! » Titrait le journal Marianne, il y a quelques semaines.
« De cette crise va naître un monde nouveau » a dit le Président de la République à l’occasion de ses vœux.
http://m3e.org/human/2009/01/comment-la-crise-va-nous-changer
Comment ça s’est passé pour vous en 2009, les mauvaises nouvelles sont-elles derrière définitivement ou devant nous ?
Qu’en pensez-vous à la relecture de notre premier article de l’année 2009, qui était qualifiée de “grand trou noir” sur une radio nationale ?
Salut Jean Paul
Ton livre est juste et louable pour toute entreprise humaniste au sens large. Il est très littéraire. Tu touches du doigt des problèmes réels, mais je pense que tu as une vision un peu utopiste du chômeur. J’en ai croisé un certains nombre dans mon activité salariée et j’en croise à nouveau dans mes actions bénévoles notamment avec l’Association Crésus qui aide les surendettés.
Notre système d’indemnisation ne favorise pas l’engagement au retour à l’emploi volontaire et ton projet ne motivera pas le chômeur qui n’a pas de culture d’entreprise. Et crois moi dans les milieux sociaux très populaire ce n’est pas une notion à l’ordre du jour, hélas.
En bonus de mes commentaires: parmi les sujets qui me trottent dans la tête, en relation avec la crise actuelle, qui prouve la débilité de l’approche du « tout pour la finance », du « tout pour ma gueule »…. :
J’ai trouvé ton texte clair et facile à lire. Ton approche est réaliste et équilibrée et modeste. Tu ne proposes pas de tout casser pour créer un monde meilleur. Tu cherches à améliorer la société, mais sans trop d’illusion sur l’espèce humaine. Tout comme dans notre cas : insertion et aide ne veulent pas dire angélisme. Il y a des « remontage de bretelles » salutaires, mais électoralement impossibles.
Ceux en charge de la défense des salariés sont parfois de grands exploiteurs, les CE de EdF et SNCF en sont la preuve. Autre exemple : le système soviétique n’était au départ basé que sur de bonnes intentions. Nous savons où les perversions et détournement successifs l’ont conduit, avec au passage d’énormes dégâts. D’où la nécessité d’un système de régulation/contrôle que tu mentionnes. J’ai apprécié aussi ta prise en compte des différences et le fait que la solution universelle n’existe pas.
Ta démonstration de l’EHRG est tellement convaincante avec les exemples que tu donnes, que je me demande où est le piège ?